Tout à l'heure à la gare, je n'arrêtais pas de contempler les étoiles.
Toutes aussi belles les unes que les autres, toutes aussi seules les unes que les autres,
que leur reflet me transat l'âme, donnant naissance à une émotion intense tel ton amour,
que je respire à chaque bouchée d'air frais me donnant des frissons sur tout le corps.
Une fois dedans, le train traversait les distances comme le cour de la vie traversait
mes journées de solitude. Le train, comme un nouveau départ, m'emportait toujours
plus loin, plus loin de toi, plus loin dans la vie, plus près de la fin, plus près de la mort.
Entre-temps, les étoiles brillaient de plus en plus fort, et la lumière sereine de la lune
m'ouvrait grand les bras, comme si tu m'y attendait pour danser l'éternité, comme si,
tu me promettais d'être toujours là, même à des centaines de kilomètres.
Cependant, le train roulait toujours et mon attente devenait de plus en plus inquiétante ;
j'avais de plus en plus froid. Je t'attendais et je t'attends toujours comme le beau soleil
du printemps qui vient réveiller mon c½ur de ce long hiver de pluie de pleures, de neige de peur.
Je t'attends comme un rêve, un miracle, un infini à deux. Moi aussi mon beau ténébreux,
je veux mon rêve, et c'est avec toi que je le veux.
By me